René Mourre
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Modèle:Infobox biographie2 René Mourre, de son vrai nom René Maurier, né le Modèle:Date de naissance- à Saint-Étienne (Loire) et mort fusillé le Modèle:Date de décès- à Chailly-en-Bière (Seine-et-Marne), est un ajusteur français, militant communiste, dirigeant de Paris-Ville puis secrétaire administratif du Comité central du Parti communiste.
Biographie
René Maurier est le fils d'un cheminot. Il adhère au Parti communiste en 1925 et est connu sous le nom de Mourre. Après avoir suivi les cours d'une école régionale du parti, il est secrétaire de Paris-Ville aux côtés de Pierre Semard et de Maurice Lampe<ref>Modèle:Lien web.</ref> à partir de 1933<ref>Modèle:Lien web.</ref>.
Il joue rôle important au sein de l'appareil semi-clandestin du parti communiste français à partir de 1936. C'est un proche collaborateur de Maurice Thorez et il est impliqué aux côtés de Maurice Tréand dans des tâches touchant à la solidarité internationale (aide aux républicains espagnols durant la guerre d'Espagne) et à la sécurité. Avec Henri Janin, maire de Villeneuve-Saint-Georges, Maurice Colin, conseiller municipal de Paris, et le député Albert Rigal, il recherche des « planques » dans des pavillons ou de petites fermes dans la grande banlieue du sud-ouest de Paris<ref name="mounette">Modèle:Lien web.</ref>.
Après la déclaration de la Seconde Guerre mondiale, en Modèle:Date-, René Mourre est notamment chargé de préparer le départ clandestin de Maurice Thorez, sans toutefois pouvoir appliquer son plan car occupé à renouer les fils avec le « centre international » de Bruxelles. Il est arrêté le Modèle:Date- à Paris. Les conditions de son arrestation sont décrites ainsi par Pierre Villon : Modèle:Citation bloc
Condamné le Modèle:Date- à cinq ans de prison, il est incarcéré à Bourges le Modèle:Nb. Par la suite, sous l'Occupation, livré aux Allemands, il est fusillé comme otage le Modèle:Date-.
Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise, en même temps que Louis Thorez, frère de Maurice Thorez, en Modèle:Date-, face au mur des Fédérés.
Son nom figure sur une plaque commémorative apposée à la Bourse du travail de Paris, où l'on peut lire : « à la mémoire des dirigeants de syndicats tombés dans les combats contre le nazisme pour la libération de la France. Lorsqu’on ne tuera plus, ils seront bien vengés et ce sera justice » (Paul Éluard)<ref>Modèle:Lien web.</ref>.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie
- Guillaume Bourgeois, notice dans Le Dictionnaire Bibliographique du Mouvement Ouvrier Français, Editions Ouvrières.
Article connexe
Liens externes
- Les Mémoires de Mounette Dutilleul, sur trcamps.free.fr