Bernard-Germain de Lacépède

{{#ifeq:||Un article de Ziki, l'encyclopédie libre.|Une page de Ziki, l'encyclopédie libre.}}

Modèle:À sourcer Modèle:Voir homonymes Modèle:Infobox Biographie2

Bernard Germain Étienne de Laville-sur-Illon, comte de Lacépède (parfois appelé de la Cépède), né le Modèle:Date<ref name="ReferenceA">Acte de baptême du 27 décembre 1756 de Bernard-Germain-Étienne de Laville - Archives départementales de Lot-et-Garonne en ligne (Agen/Saint-Hilaire/BM 1743-1759 ; page 251-252/295).</ref> à Agen et mort le Modèle:Date à Épinay-sur-Seine (Seine), est un zoologiste et homme politique français.

Biographie

Famille

Sa famille est d’une vieille noblesse d’Agen. Orphelin de mère<ref>Acte de sépulture du 29 août 1757 de Marie de Lafont, épouse de Jean Joseph Medard de Laville - Archives départementales de Lot-et-Garonne en ligne (Agen/Saint-Hilaire/S 1747-1781 ; page 89/300).</ref> très tôt, c’est son père, Jean-Joseph Médard, comte de La Ville, qui se charge de son éducation. Il hérite du nom de Lacépède d’un oncle qui lui lègue sa fortune à condition qu'il conserve son patronyme.

Musicien

D'une nature peu sociable, il se consacre tout d'abord à l'étude de la philosophie et de la musique. Violoncelliste, il entretient par ailleurs une correspondance avec Gluck (1714-1787). Il soumet un opéra, Omphale, à Gluck, qui lui en fait compliment.

Il se rend à Paris, à dix-neuf ans, en 1777 et fait paraître en 1785 une Poétique de la Musique, traité dans lequel il défend le caractère « signifiant » de la musique vocale, faisant peu de cas de la musique instrumentale pure<ref>Jean Mongrédien, La musique en France des Lumières au Romantisme, Harmoniques/Flammarion 1986, Modèle:P..</ref>.

Naturaliste

Fichier:Paris 75005 Grande Galerie de l'Evolution 20070804.jpg
Le Jardin des Plantes et le Muséum national d'histoire naturelle à Paris.

Il se lie d'amitié avec Buffon (1707-1788) qui l'encourage à étudier l'histoire naturelle. Déterminé et voulant se faire connaître soit par la musique, soit par la science, il fait paraître en 1781 un Essai sur l’électricité naturelle et artificielle et en 1784 une Physique générale et particulière.

Il collabore alors à l’Histoire Naturelle de Buffon et publie de nombreux ouvrages dans ce domaine, notamment sur la faune marine. Il fait paraître, en 1788-1789, son Histoire naturelle des quadrupèdes ovipares et des serpens. Il s'agit du premier ouvrage d'envergure sur les amphibiens et les reptiles destiné à un large public. Mais ses illustrations sont médiocres et son livre n'améliore pas la taxinomie de ces animaux. Le travail de Josephus Nicolaus Laurenti (1735-1805), pourtant plus ancien (1768), est bien supérieur. Malgré ces défauts, l'œuvre de Lacépède contribue à favoriser l'étude de ces animaux.

Il fuit Paris en proie aux excès de la Terreur et il est alors remplacé au Jardin du roi à Paris (devenu le Muséum national d'histoire naturelle) par Étienne Geoffroy Saint-Hilaire (1772-1844)<ref>Stéphane Schmitt (2006). Aux origines de la biologie moderne. L’anatomie comparée d’Aristote à la théorie de l’évolution, Belin (Paris), collection Belin Sup Histoire des Sciences - Biologie : 464 p. Modèle:ISBN</ref>. Il se réfugie dans le village de Leuville-sur-Orge. En 1795, il devient secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences. Il est reçu à l’Académie de Rouen le Modèle:Date.

Entre 1798 et 1803 il fait paraître un important ouvrage sur les poissons intitulé Histoire naturelle des poissons. Lacépède s'inspire largement des notes et des collections laissées par Philibert Commerson (1727-1773). Il écrit Histoire des cétacés en 1804. Son impact sur l'ichtyologie est immense. Ainsi, Constantine Samuel Rafinesque (1783-1840) s'appuie sur ses clés analytiques lorsqu'il décrit de nouveaux genres.

Il devient conservateur du cabinet de curiosités du Jardin du Roi à Versailles.

Lors de la transformation du Jardin du Roi (de Paris) en Muséum national d'histoire naturelle, Lacépède est absent de Paris car il craint pour sa vie du fait d'être noble et d'avoir exercé des activités politiques. Il n'est donc pas intégré au Muséum. Ce n'est que lorsque la chaire des vertébrés est scindée en deux, qu'il reçoit la nouvelle chaire d'ichtyologie et d'herpétologie. Mais il abandonne peu à peu l'histoire naturelle, ses activités politiques l'occupant de plus en plus. Officieusement, il abandonne tout enseignement au Muséum dès 1803 et est remplacé par André Marie Constant Duméril (1774-1860).

Homme politique

Lacépède commence sa carrière d'homme politique en étant député de Paris à l'Assemblée législative (1791-1792). Il en sera vice-président le Modèle:Date-, puis président du Modèle:Date- au Modèle:Date-.

Ayant fui les excès de la Terreur, il revient à Paris après la chute de Robespierre le 9 thermidor an II. Après le 18 brumaire, il est désigné pour faire partie du Sénat conservateur dès sa création le Modèle:Date, et sera nommé secrétaire de cette assemblée lors de la première session le lendemain.

Le Modèle:Date-, il est nommé comme premier grand chancelier de la Légion d'honneur, poste qu'il perdra le Modèle:Date- après la Restauration.

Il sera désigné par la suite président du Sénat conservateur à deux reprises, du Modèle:Date- au Modèle:Date- puis du Modèle:Date- au Modèle:Date-.

Il est titulaire de la sénatorerie de Paris, est fait pair de France une première fois en 1814, une seconde fois lors des Cent-Jours, une troisième fois en 1819.

Franc-maçon lors de l'Ancien Régime, il fut membre de la loge des « Neuf Sœurs » et vénérable maître d'honneur de la loge des « Commandeurs du Mont-Thabor »<ref>Pierre Mollier, « Les débuts de la Légion d'Honneur et la Franc-maçonnerie », in: La Franc-maçonnerie sous l'Empire : un âge d'or ?, Paris, Dervy 2007.</ref>.

Titres

Distinctions

Fichier:LacepedeAgen.jpg
Jean-François Garneray, Portrait de Bernard Germain Etienne de Laville-sur-Illon, comte de Lacépède.

Liste sélective des œuvres

  • Essai sur l'électricité naturelle et artificielle (1781) (lire en ligne).
  • Physique générale et particulière (1782-1784) (lire en ligne).
  • Théorie des comètes, pour servir au système de l'électricité universelle (1784).
  • La poétique de la musique (1785) (lire en ligne).
  • Histoire naturelle des quadrupèdes ovipares et des serpens (1788-1789) (lire en ligne).
  • Vues sur l'enseignement public (1790).
  • Histoire naturelle des poissons (1798-1803) (lire en ligne).
  • Tableau des divisions, sous-divisions, ordres et genres des mammifères (1798).
  • La Ménagerie du Muséum national d'histoire naturelle (1801).
  • Histoire naturelle des cétacés (1804).
  • Ellival et Caroline (1816).
  • Charles d'Ellival et Alphonsine de Florentino (1817).
  • Vue générale des progrès de plusieurs branches des sciences naturelles, depuis la mort de Buffon… (1818)

Publications posthumes

  • Histoire générale, physique et civile de l'Europe, depuis les dernières années du Modèle:S mini- siècleModèle:Vérification siècle jusque vers le milieu du {{#ifeq: | s | Modèle:Siècle | XVIIIe{{#if:|  }} }} (1826) (lire en ligne).
  • Histoire naturelle de l'homme, précédée de son éloge historique par M. le Baron G. Cuvier (1827).
  • "Œuvres du comte de Lacépède, comprenant l'histoire naturelle des quadrupèdes ovipares, des serpents, des poissons et des cétacés" (Paris, Pillot, 1830 à 1833, 12 volumes avec 400 gravures sur acier).

Hommages, honneurs

[[Fichier:Rue Lacépède - Paris 5ème - (Bernard-Germain de Lacépède).JPG|vignette|201x201px|Plaque de rue de la rue Lacépède dans le [[5e arrondissement de Paris|Modèle:5e de Paris]]. ]]

Armoiries

Figure Blasonnement
Fichier:Blason fam fr La Ville-sur-Illon (de Lacépède).svg Modèle:Citation bloc
Modèle:Armoiries avec ornements communs Armes du comte Laville-sur-Illon de la Cépède et de l'Empire

Écartelé ; au premier des comtes-sénateurs ; au deuxième, de gueules à trois barres d'or, au chef cousu d'azur chargé de trois étoiles du second ; au troisième bandé d'azur et d'or de six pièces à la bordure de gueules, au franc-canton d'argent; au quatrième d'or, à une bande de gueules chargée de trois alérions d'argent (qui est de Lorraine ancien<ref name="UniversitéGeorgel"/>) ; sur le tout, en abîme, d'or à la croix de gueules au chef de sinople, à la bande d'argent, chargée de trois roses de gueules.<ref name="PLEADE"/>,<ref name="Révérend1E3"/>,<ref name="UniversitéGeorgel">Modèle:Ouvrage</ref>,<ref name="Roret1854">Modèle:Ouvrage</ref>

On trouve aussi
Ecartelé : au I, du quartier des comtes sénateurs ; au II, de gueules à trois bandes d'or, un chef d'azur chargé de trois étoiles du second ; au III, bandé d'azur et d'or ; au IV, d'or, à la bande de gueules, chargée de trois alérions d'argent (de Lorraine) ; sur-le-tout, d'or à une Croix de Lorraine de gueules surmontée d'un comble de sinople, une bande d'argent chargée de trois roses de gueules brochante.<ref name="heraldique-europeenne"/>
Modèle:Armoiries avec ornements communs Armes du comte de Lacépède, baron-pair,
Les deux premiers quartiers furent modifiés sous Louis XVIII<ref name="UniversitéGeorgel"/>

Écartelé : aux 1 et 4, d'or, à la bande de gueules, ch. de trois alérions d'argent, au lambel d'azur, brochant sur le premier quartier; au 2, de gueules, à l'aigle d'argent, becquée, membrée et couronnée d'or; au 3, bandé d'or et d'azur, à la bordure de gueules et au canton d'or. Sur le tout d'or à la croix de gueules, au chef de sinople, ch. d'une bande d'argent, surch. de trois roses de gueules.<ref name="RIETSTAP">Modèle:Ref-Rietstap-Armorial</ref>,<ref name="heraldica"/>,<ref name="Courcelles-pairs"/>

Supports
Deux aigles<ref name="Courcelles-pairs">Modèle:Courcelles-pairs</ref>.

Notes et références

Modèle:Références

Annexes

Modèle:Autres projets

Bibliographie

Modèle:Légende plume

Pour approfondir
  • Stéphane Schmitt, « Lacepède’s syncretic contribution to the debates on natural history in France around 1800 », Journal of the History of Biology, vol. 43, 2010, pp. 429-457.

Articles connexes

Liens externes

Modèle:Succession/Début Modèle:Succession/Ligne Modèle:Succession/Ligne

Modèle:Succession/Ligne

Modèle:Succession/Fin Modèle:AbréviationDAuteur

Modèle:Palette

Modèle:Portail